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Energie

Les prix du pétrole en hausse mardi

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Les prix du pétrole progressaient mardi en cours d’échanges européens, profitant des tensions géopolitiques avec l’Iran dans un marché qui reste inquiet du niveau futur de la demande. Vers 10H00 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 64,41 dollars à Londres, en hausse de 0,47% par rapport à la clôture de lundi. A New York, le baril américain de WTI pour livraison en août gagnait 0,29%, à 57,83 dollars. La nouvelle qu’un pétrolier britannique est menacé par l’Iran a joué un rôle dans les craintes du marché. Les investisseurs redoutent que l’offre en provenance du Moyen-Orient puisse être pénalisée par « les tensions géopolitiques croissantes dans la région », a commenté Han Tan, analyste pour FXTM. Le ministre iranien de la Défense a affirmé lundi que l’arraisonnement la semaine dernière par les autorités britanniques d’un navire-citerne iranien au large de Gibraltar ne « restera pas sans réponse ». Selon l’agence de presse Bloomberg, le groupe pétrolier britannique BP a décidé de dérouter un de ses pétroliers afin de le garder hors de portée des côtes iraniennes par peur de mesures de représailles. De plus, Téhéran a annoncé lundi produire désormais de l’uranium enrichi à au moins 4,5%, dépassant la limite autorisée par l’accord nucléaire conclu à Vienne en 2015. Alors que les Etats-Unis se sont retirés l’an dernier de cet accord et ont ensuite imposé de lourdes sanctions économiques à l’Iran, Téhéran cherche à forcer les parties restantes à l’accord (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie) à l’aider à contourner ces sanctions. « Les tensions persistantes avec l’Iran vont probablement éviter une nouvelle baisse des prix », a également estimé Carsten Fritsch, analyste pour Commerzbank, alors que le pétrole a souffert la semaine dernière. Mais, malgré ces tensions, « les investisseurs restent principalement tournés vers les fondamentaux du pétrole », dominés notamment par les craintes concernant la demande, a nuancé M. Tan. « Les faibles perspectives concernant la consommation mondiale de pétrole pèsent sur le marché et limitent les gains potentiels », a-t-il expliqué.