Suivez nous

Energie

Pétrole: le panier de l’Opep recule lundi à 65,05 dollars le baril

Publié

le

Le prix du panier de quatorze pétroles bruts, qui sert de référence à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), a reculé lundi à 65,05 dollars le baril, contre 65,29 dollars la veille (vendredi), a indiqué mardi l’Organisation pétrolière sur son site web.

Introduit en 2005, le panier de référence de pétrole brut de l’Opep (ORB) comprend actuellement le Sahara Blend (Algérie), Girassol (Angola), Djen(Congo),Oriente (Equateur), Zafiro (Guinée Equatoriale),Rabi light (Gabon), Iran Heavy (Iran),Basra Light (Irak), Kuwait Export ( Koweït), Es-Sider (Libye), Bonny Light (Nigéria), Arab Light (Arabie saoudite), Murban (Emirats arabes unis) et Mery (Venezuela).

Lundi, les cours du pétrole divergeaient en cours d’échanges européens, hésitant entre la prudence du ministre russe de l’Energie sur l’avenir de l’accord de l’Opep+ et la tension élevée entre les Etats-Unis et l’Iran. Dans l’après-midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 64,84 dollars à Londres, en baisse de 36 cents par rapport à la clôture de vendredi.

A New York, le baril de WTI pour la même échéance gagnait 8 cents à 57,51 dollars. Les prix du brut ont grimpé, dans la matinée de lundi à leur plus haut niveau depuis trois semaines, à 65,79 dollars pour le Brent et à 58,22 dollars pour le WTI, soutenus par les tensions entre les Etats-Unis et l’Iran.

Le président américain Donald Trump a résumé lundi d’une formule les exigences des Etats-Unis vis-à-vis de l’Iran: « Pas d’armes nucléaires, pas de soutien au terrorisme! ».

Dans une série de tweets matinaux, M. Trump, qui a annulé in extremis des frappes contre des cibles iraniennes en représailles à la destruction d’un drone de l’US Navy, a souligné que la protection de voies de navigation dans le Golfe n’est pas pour lui une priorité. Le président avait affirmé plus tôt que de nouvelles sanctions contre l’Iran allaient être annoncées, ce qui « attise les craintes du marché que ces tensions géopolitiques finissent par plomber l’offre de pétrole », a commenté un spécialiste.

L’Iran pourrait notamment empêcher le passage des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, au large de ses côtes, par lequel passe l’essentiel du brut extrait en Arabie saoudite et chez plusieurs autres grands producteurs de la région.

Si ces tensions font grimper les prix, « elles pourraient empoisonner l’atmosphère déjà peu respirable lors de la réunion de l’Opep la semaine prochaine », ont noté des analystes. Les ministres de l’Energie des membres de l’Opep et de leurs partenaires, dont la Russie, se retrouveront les 1 et 2 juillet à Vienne pour décider de renouveler ou non leur accord pour limiter leur production après la fin du premier semestre.

Lors de la dernière réunion, les désaccords entre l’Iran et l’Arabie saoudite avaient rendu les négociations difficiles, même si la plupart des analystes s’attendent cette fois-ci à un renouvellement de l’accord.

Lundi, le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak a cependant affirmé qu’il était trop tôt pour affirmer que l’accord serait reconduit, estimant qu’il fallait notamment attendre la réunion du G20 ce week-end.

En décembre 2018, l’Opep avait convenu avec les pays producteurs non Opep, dont la Russie, d’une baisse de leur production de 1,2 million de barils par jour (mbj) à partir du 1er janvier 2019 répartie entre 800.000 barils pour l’Opep, et 400.000 barils/jour pour les pays partenaires dans l’accord non Opep. Cet accord de réduction de la production arrive à terme en fin du mois en cours.