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Création d’une plateforme d’échange entre les clusters

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Un accord a été signé mardi à Alger pour la création d’une plateforme d’échange entre les clusters activant dans divers domaines sur le marché national afin de s’entraider à relever leurs défis communs.

Il s’agit de clusters, qui sont des concentrations d’entreprises de nature complémentaire, activant dans les domaines de la boisson, le digital, la mécanique de précision, les énergies renouvelables, le tourisme et la production de dattes.

Cet accord a été signé par les représentants de six clusters à l’issue d’une rencontre au siège du ministère de l’Industrie et des Mines, en présence de la ministre du secteur, Djamila Tamazirt.

L’accord vise principalement à renforcer la mutualité entre les clusters algériens appartenant à différents secteurs d’activités et de mener des initiatives communes concernant les questions liées à la fiscalité, le financement et la législation.


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Il a également pour objectif de valoriser les atouts de chaque cluster au profit de ses homologues, de concevoir des projets en commun et de créer des mécanismes permettant de réduire les coûts (centrale d’achat, logistique commune, transport de produits…).

Les six clusters existant sur le marché national sont nés à partir de 2015 dans le cadre d’une coopération avec le partenaire allemand GIZ.

A cette occasion, Mme Tamazirt a affirmé  l’engagement de son département ministériel en faveur de ces entités: « Aujourd’hui nous réunissons les représentants des clusters qui ont surmonté les difficultés de démarrage, à l’effet de renouer le lien avec eux et d’envisager une seconde phase de collaboration qui nous est actuellement possible grâce à la loi 14-02 relative au développement de la PME ».

Cette loi, poursuit-elle, prévoit une « aide matérielle et immatérielle aux associations et groupements, visant le renforcement de l’intégration des chaines de valeurs ».

 Elaboration d’une feuille de route pour soutenir les clusters

Selon la ministre, une feuille de route sera tracée par l’Agence de développement de la PME et de la promotion de l’innovation (ADPI-PME), dès la promulgation des textes règlementaires relatifs au compte d’affectation spéciale, devant financer les activités de développement de la PME.

Cette feuille de route vise à soutenir les clusters: « non seulement en phase de constitution, mais pour atteindre un niveau de développement qui se rapproche des clusters d’innovation développés de par le monde », note Mme Tamazirt, soulignant que « cette collaboration renforcera le partenariat public-privé et ne peut avoir que des retombées positives sur la diversification de notre économie, fragilisée par sa dépendance aux hydrocarbures ».

Les participants à cette rencontre ont recommandé de légitimer sur le plan juridique l’existence des clusters en tant qu’entités économiques d’utilité publique en leur conférant des rôles structurants dans l’écosystème des filières en qualité de partenaire dans la stratégie de développement nationale et locale.

Dans ce sens, il est « impératif » de conférer aux clusters un statut spécifique appuyé par un texte juridique, selon les représentants de ces regroupements qui ont également proposé d’amender le Code de commerce par une codification spécifique à l’activité des clusters.


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Ils ont aussi mis l’accent sur l’importance de recueillir les propositions et attentes des clusters afin de les intégrer dans les prochains textes juridiques.

Le ministère de l’Industrie et des Mines compte, à cet égard, créer un comité de pilotage qui assurera la coordination et la collaboration avec les différents clusters.

Les clusters sont des concentrations d’entreprises de nature complémentaire regroupant fournisseurs, prestataires de services, industries connexes et institutions associées, afin de coopérer dans l’objectif d’améliorer leur compétitivité.

Cette forme d’organisation offre aux PME en particulier une opportunité d’établir un profil national et international, à travers le « réseautage » et les « alliances stratégiques ».