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La certification du ciment pétrolier de l’usine d’Ain El Kebira met fin à l’importation

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La ministre de l’Industrie et des Mines, Djamila Tamazirt, a affirmé lundi à partir de Sétif que l’obtention de deux certifications internationales pour le ciment pétrolier de l’usine d’Ain El kebira (Sétif) « met définitivement un terme à l’importation » de ce produit et « ouvre de nouvelles perspectives pour son exportation ».

« L’obtention de ces deux certifications pour le ciment pétrolier produit au niveau local à 100% par l’American Pétrolium Institute (API), le bureau d’études américain, organisme-certificateur de tous les produits destinés au secteur pétrolier dans le monde, concerne la qualité du produit Q1–API, 1Q A et permet d’utiliser le ciment pétrolier local », a précisé la ministre lors de son inspection de l’usine d’Ain El Kebira (27 km au nord-est de Sétif), du Groupe industriel du ciment algérien (GICA).

« La production locale de cette matière réduira la facture d’importation », a affirmé Djamila Tamazirt, soulignant que l’Algérie importait près de 200 000 tonnes/an de ciment pétrolier pour une facture estimée à près de 30 millions de dollars.

La ministre a soutenu que la production du ciment pétrolier d’Ain el kebira « permettra de répondre aux besoins en la matière du groupe Sonatrach et des sociétés pétrolières étrangères activant en Algérie ».

Elle a relevé que l’obtention de ces certifications internationales permet « de s’orienter vers l’exportation, notamment vers les marchés africains tels que la Libye ».

A son passage à l’unité de production de pneumatiques du groupe Iris, mise en exploitation en juillet dernier avec une capacité de production annuelle de deux (2) millions d’unités, Djamila Tamazirt a soutenu que cette usine « permettra à l’Algérie de passer à cours terme d’un pays importateur de pneus à un pays exportateur « .

Elle a également indiqué que l’usine permettra de « répondre aux besoins du parc automobile national et aux unités de montage de véhicules ».

Rappelant les efforts déployés par l’Etat pour renforcer le secteur économique, industriel notamment, Mme Tamazirt a indiqué que l’Algérie dispose de potentiels « en mesure de conforter son envol économique », citant, entre autres, les pôles susceptibles de fournir les matières premières, notamment le plastique de Skikda, les complexes sidérurgiques de Belara (Jijel) et d’El-Hadjar (Annaba) et l’unité de fabrication de fer forge de Sétif.

La ministre de l’Industrie et des Mines s’est rendue également à la cimenterie d’Ain El Kebira, avant d’inaugurer l’usine de production des pneumatiques.