Suivez nous

national

11 milliards de dollars de flux illicites en 2015 pour l’Algérie

Publié

le

L’Algérie a enregistré une moyenne de flux illicites évaluée à 11 milliards de dollars en 2015, calculée sur la base d’un rapport onusien qui l’avait estimée à 8 milliards de dollars, contre 14 milliards pour le Fonds monétaire international (FMI), et se référant aux surfacturations et sous-facturations liées au commerce extérieur, a révélé l’expert financier, Mohamed Boukhari, lors de la même rencontre.

Par ailleurs, l’Algérie avait enregistré, en 2017, pas moins de 1239 déclarations de suspicions émanant de banques nationales ainsi que 180 rapports confidentiels de la part de certaines administrations, notamment des douanes, a-t-il ajouté.

Il fait savoir, à ce propos, que comme le reste des Etats, l’Algérie suit de prés le mouvement des capitaux à travers la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF), relevant du ministère des Finances, ajoutant qu’ » aucun pays étranger ne peut deviner qu’il faut suivre de prés une personne tant que son pays d’origine n’en fait pas la demande ».

Pour cet économiste, la possibilité pour l’Algérie de récupérer les fonds illégalement transférés à l’étranger est conditionnée par « l’existence de structures adéquates » pour ce faire, indiquant que « pour qu’une personne soit mise derrière les barreaux, il faut des motifs raisonnables ».

L’expert s’est, en outre, montré défavorable à l’idée d’ »amnistier » une personne suspectée, qualifiant la question d’ »éthiquement inacceptable », et ne préconisant cette procédure que lorsqu’il s’avère « difficile » de procéder autrement à la récupération des fonds illicitement rapatriés.